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Laissez-vous emporter par la générosité rustique d’un civet de sanglier mariné au vin rouge : un plat qui réunit autour de la table chaleur, caractère et réconfort. Héritier des longues traditions de chasse et des cuisines de campagne, ce civet incarne l’art de transformer une viande sauvage en une sauce profonde et parfumée, grâce à une marinade au vin rouge, aux aromates et aux légumes qui apportent rondeur et douceur. En bouche, la force naturelle du sanglier se marie aux notes fruitées et tanniques du vin, tandis que les carottes et l’oignon confèrent une douceur délicate, l’ail et le bouquet garni signent le fond aromatique et les lardons ajoutent une touche salée et gourmande. Équilibré entre richesse et finesse, ce plat se prête aussi bien à un grand repas familial qu’à un dîner où l’on veut impressionner sans prétention. Simple à préparer, rassurant dans ses saveurs, ce civet promet des convives conquis et des restes encore meilleurs le lendemain.
Ingrédients
Matériel pouvant être utile
Préparation
Coupez la viande de sanglier en morceaux réguliers d'environ 3 cm, en veillant à retirer les nerfs et les gros filaments de gras ; séchez légèrement les pièces sur du papier absorbant pour favoriser une meilleure saisie à la cuisson.
Émincez finement l'oignon en demi-rondelles uniformes, taillez la carotte en rondelles d'environ 3-4 mm pour qu'elles gardent de la tenue après cuisson, puis écrasez les gousses d'ail au couteau sans les réduire en purée afin qu'elles libèrent progressivement leur arôme pendant la marinade.
Dans un grand saladier, rassemblez la viande, l'oignon, la carotte, l'ail et le bouquet garni ; versez le vin rouge froid, salez et poivrez en surface, mélangez délicatement pour enrober chaque morceau puis couvrez hermétiquement et laissez mariner au frais 24 heures en remuant une ou deux fois pour homogénéiser les saveurs.
Égouttez la viande dans une passoire en réservant la marinade ; passez cette dernière au chinois ou à travers une étamine pour éliminer les solides et conservez-la pour le fond de cuisson, puis tamponnez les morceaux de sanglier pour éliminer l'excès de liquide afin d'obtenir une belle coloration lors du rissolage.
Chauffez une cocotte à feu moyen-vif, versez l'huile d'olive puis faites revenir les lardons jusqu'à ce qu'ils rendent leur graisse et commencent à devenir croustillants ; retirez-les avec une écumoire et réservez sur du papier absorbant pour garder leur texture.
Dans la graisse rendue, augmentez légèrement le feu et disposez les morceaux de sanglier en une seule couche sans les surcharger ; laissez colorer chaque face quelques minutes pour créer une croûte brun-roux, en retournant avec des pinces pour éviter de percer la viande et de laisser échapper les jus.
Baissez le feu et saupoudrez la viande de la cuillère de farine ; mélangez immédiatement et vigoureusement pour enrober les morceaux, laissez cuire une minute pour torréfier la farine sans la brûler afin d'épaissir ensuite la sauce naturellement.
Remettez les lardons dans la cocotte, versez la marinade filtrée en grattant le fond avec une spatule pour déglacer et récupérer les sucs ; portez doucement à ébullition pour dissoudre la liaison puis écumez si nécessaire pour clarifier le liquide.
Couvrez la cocotte et laissez mijoter à feu très doux pendant environ 2 heures : la viande doit devenir fondante et la sauce soyeuse. Remuez de temps en temps en soulevant délicatement les morceaux pour éviter qu'ils n'attachent, et goûtez la sauce à mi-cuisson pour ajuster sel et poivre.
Retirez le bouquet garni, rectifiez l'assaisonnement si besoin, et servez le civet bien chaud en nappant la viande de sa sauce réduite ; accompagnez idéalement de pommes de terre vapeur, de pâtes fraîches ou d'une purée maison pour absorber les jus riches et profiter pleinement des arômes.
Pour finir sur une note sucrée
Accompagnement suggéré
Les meilleurs accompagnements pour cette recette
Pour accompagner ce plat riche en goût, privilégiez un vin rouge tannique mais fruité qui soutient la puissance de la viande et l’acidité du vin de cuisson tout en nettoyant le gras des lardons. En entrée, une salade de mâche aux noix et vinaigrette au vinaigre de cidre apporte une fraîcheur et une amertume légère qui équilibrent la consistance du ragoût. En accompagnement, des pommes de terre vapeur ou une purée de céleri réhaussée d’un filet d’huile d’olive offrent de la douceur et un fondant qui tempèrent l’intensité aromatique. En dessert, un fromage à pâte pressée non cuite complétera la progression du repas en apportant salinité et onctuosité sans alourdir.
Conservation
Comment conserver cette recette
Le lendemain, les arômes du vin et du gibier s'harmonisent pour offrir une profondeur encore plus intense. Placez les restes dans un récipient hermétique dès que la préparation a totalement refroidi afin de protéger la texture soyeuse de la sauce.
Le sanglier supporte merveilleusement bien le passage au congélateur. Versez votre civet dans un sac de congélation en chassant l'air au maximum pour préserver la tendreté de la viande pendant trois mois. Réchauffez ensuite tout doucement à la casserole pour retrouver le liant parfait de votre sauce.
Questions fréquentes
Tout ce qu'il faut savoir sur cette recette
Pourquoi la viande devient-elle sèche ou coriace après la cuisson longue et lente ?
La viande devient sèche ou coriace parce qu'elle a été trop cuite à chaleur trop vive ou sans assez de liquide pendant la longue cuisson, ce qui contracte les fibres du sanglier maigre. Réduisez légèrement le feu, assurez-vous qu'il y a suffisamment de liquide (la marinade filtrée) et couvrez pour cuire doucement sans ébullition forte. La viande doit se défaire facilement à la fourchette quand elle est prête.
Pourquoi la sauce reste-t-elle liquide et ne nappe-t-elle pas la viande après l'étape d'épaississement ?
La sauce reste liquide parce que la farine n'a pas eu le temps ou la chaleur suffisante pour cuire et épaissir, ou que le liquide est trop abondant par rapport à la quantité de farine. Saupoudrez de la farine puis laissez mijoter à découvert quelques minutes à feu doux jusqu'à épaississement, en remuant une seule fois pour vérifier la consistance. La sauce doit napper le dos d'une cuillère pour être correcte.
Pourquoi des morceaux restent-ils durs malgré une marinade et une cuisson prolongées ?
Des morceaux restent durs parce qu'ils proviennent de parties fibreuses nécessitant une cuisson très lente et régulière, ou parce qu'ils étaient trop gros malgré la découpe initiale. Coupez en morceaux plus petits avant cuisson et prolongez la cuisson douce à couvert jusqu'à ce que la chair cède sous la fourchette. Vous verrez la viande se séparer légèrement des fibres lorsqu'elle est cuite.
Valeurs nutritionnelles
Pour 100g (% des Apports Journaliers Recommandés)