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Il y a des plats qui sentent la cuisine de famille et les longues tablées chaleureuses : ce civet de chevreuil traditionnel en fait partie. Inspirée des forêts et des saisons fraîches, cette recette rappelle les repas partagés après une journée au grand air, où la viande généreuse et le vin corsé se répondent pour réconforter. L’épaule ou la cuisse de chevreuil apporte une chair noble et parfumée, soutenue par la rondeur du vin rouge et la douceur des carottes et des oignons. Le lard fumé et la gousse d’ail ajoutent une note profonde et légèrement rustique, tandis que la farine et le beurre lient le jus en une sauce onctueuse et soyeuse. Le bouquet garni et un tour de poivre noir révèlent des arômes chaleureux sans masquer la finesse du gibier. Simple à préparer et généreux dans l’assiette, ce civet promet de beaux moments conviviaux : un plat de caractère qui rassure autant qu’il régale, idéal pour transformer un repas ordinaire en souvenir gourmand.
Ingrédients
Matériel pouvant être utile
Préparation
Taillez la viande de chevreuil en morceaux réguliers d’environ 3 cm en veillant à éliminer les gros nerfs et la membrane ; séchez légèrement les morceaux avec du papier absorbant pour favoriser une belle saisie.
Coupez l’oignon en gros dés et taillez la carotte en brunoise fine afin qu’elle fonde rapidement pendant la cuisson ; écrasez la gousse d’ail sous la lame du couteau pour libérer ses arômes sans la hacher finement.
Chauffez la cocotte à feu moyen-vif, ajoutez l’huile d’olive puis le lard fumé coupé en lardons ; laissez-les colorer jusqu’à obtenir des sucs bruns caramélisés, retirez les lardons et réservez-les sur du papier absorbant.
Augmentez légèrement le feu, ajoutez une noix de beurre si nécessaire et faites saisir les morceaux de chevreuil en une seule couche sans les surcharger ; laissez-les bien dorer sur toutes les faces jusqu’à ce qu’ils forment une croûte, puis retirez-les et réservez avec le lard.
Dans la cocotte encore chaude, baissez le feu et ajoutez l’oignon, la carotte et l’ail écrasé ; faites-les revenir doucement en tournant régulièrement pour les faire fondre et récupérer les sucs de viande, jusqu’à ce qu’ils soient translucides et légèrement confits.
Remettez les morceaux de chevreuil et les lardons dans la cocotte, saupoudrez uniformément la farine, mélangez vivement pendant une minute pour torréfier la farine et enrober la viande, cela aidera à lier la sauce.
Versez le vin rouge corsé en une fois pour déglacer la cocotte, grattez le fond afin de décoller tous les sucs, ajoutez le bouquet garni, salez et poivrez ; portez à petite ébullition pour évaporer l’alcool pendant deux à trois minutes.
Réduisez le feu au minimum pour maintenir un frémissement régulier, couvrez la cocotte et laissez mijoter doucement pendant environ 2 heures en remuant de temps en temps ; la viande doit devenir très tendre et la sauce bien concentrée.
En fin de cuisson, découvrez la cocotte pour vérifier la consistance de la sauce ; retirez le bouquet garni, rectifiez l’assaisonnement en sel et poivre, et si la sauce est trop liquide laissez réduire à découvert quelques minutes pour obtenir une texture nappante.
Réchauffez brièvement avant le service si nécessaire et dressez chaud : accompagnez de pommes de terre vapeur, de pâtes fraîches ou d’un écrasé de céleri-rave, en nappant généreusement la viande de la sauce aux arômes concentrés.
Pour finir sur une note sucrée
Accompagnement suggéré
Les meilleurs accompagnements pour cette recette
Pour contrebalancer la puissance de la viande et du vin long en bouche, optez pour un vin rouge structuré mais souple, comme un Bordeaux de bonne garde ou un Malbec aux tanins fondus qui épousera la sauce sans l’alourdir. En entrée, une terrine de champignons sauvages légèrement acidulée ou une salade de mâche aux noix et vinaigrette au vinaigre de vin rouge apportera fraîcheur et amertume végétale pour préparer le palais. En accompagnement, des pommes de terre sautées au beurre et romarin ou un gratin dauphinois crémeux modulera gras et douceur tandis que des légumes rôtis racines intensifieront les notes caramélisées. Pour clore le repas, un fromage affiné à pâte pressée et une compotée de fruits cuits offriront contraste sucré et salé tout en prolongeant l’accord avec le vin.
Conservation
Comment conserver cette recette
Le lendemain, les arômes du vin et du gibier s'harmonisent pour offrir une profondeur en bouche bien plus marquée. Placez votre préparation dans un récipient bien fermé dès que la température est redescendue pour bloquer la fraîcheur et éviter que les parfums ne s'évaporent.
Versez la sauce de manière à recouvrir totalement chaque morceau de viande afin de maintenir leur moelleux naturel et protéger l'éclat de la garniture. Réchauffez toujours à feu très doux et à couvert pour ne pas brusquer les fibres de la venaison et conserver l'onctuosité de la liaison.
Pour une garde de plusieurs mois, installez le plat dans un contenant adapté au congélateur. Le froid intense stabilisera les saveurs sans jamais dénaturer la texture fondante des carottes et du lard fumé.
Questions fréquentes
Tout ce qu'il faut savoir sur cette recette
Pourquoi la viande reste-t-elle dure et filamentaire après le mijotage ?
La viande est dure parce qu'elle n'a pas cuit longtemps ou à basse température suffisante pour attendrir les fibres du chevreuil; le mijotage à feu trop vif ou trop court laisse la viande filamenteuse. Cuire à feu très doux et laisser mijoter la cocotte couverte pendant la durée indiquée sans bouillir vigoureusement jusqu'à ce que la viande soit fondante; signe visuel : la viande se détache facilement à la fourchette.
Pourquoi la sauce reste-t-elle liquide et claire au lieu d'être nappante et brillante ?
La sauce reste liquide parce que la farine n'a pas eu le temps ou la chaleur pour épaissir correctement après avoir été ajoutée, ou le liquide n'a pas réduit suffisamment. Augmenter légèrement le feu pour laisser réduire la sauce sans couvercle jusqu'à ce qu'elle nappe la cuillère; signe visuel : film brillant et nappant sur la surface de la cuillère.
Pourquoi la préparation développe-t-elle une amertume ou une acidité désagréable après l'ajout du vin ?
L'amertume ou l'acidité vient du vin qui n'a pas été suffisamment cuit pour évaporer l'alcool et arrondir les arômes, ou d'un vin trop tannique pour la cuisson. Porter la cocotte à ébullition après l'ajout du vin puis réduire à feu doux pour mijoter longuement afin de cuire les saveurs du vin; signe sensoriel : l'odeur d'alcool a disparu et les arômes sont plus ronds.
Valeurs nutritionnelles
Pour 100g (% des Apports Journaliers Recommandés)